En vertu de son plan, qui consiste à assurer la durabilité du transport
à long terme et à améliorer les transports en commun, le gouvernement
McGuinty a instauré une loi ayant donné lieu à la création de la Régie
des transports du grand Toronto, le 24 avril 2006.
Dès sa création, la Régie des transports du grand Toronto a joué un rôle
déterminant quant à la planification d’un réseau harmonieux et intégré de
transport en commun. Ainsi, la population pourrait désormais se déplacer
aisément en utilisant les transports en commun entre Hamilton et Newmarket,
et ce, jusqu’à Oshawa.
Dans la province de l’Ontario, les problèmes et les solutions relatifs au
transport et au transport en commun revêtent un caractère interrégional, qui
dépasse les frontières municipales. La région du grand Toronto et de
Hamilton a besoin d’adopter une démarche globale à long terme, afin
d’assurer l’amélioration de ses réseaux de transport et de transport en
commun avant de favoriser sa croissance.
L’élaboration d’un plan régional de transport, qui assurera
l’harmonisation et l’intégration des réseaux de transport, constitue un
élément essentiel à l’atteinte de cet objectif.
Au printemps 2007, on a procédé à l’élection des membres du conseil d’administration, dont le mandat maximal s’établit à trois ans. La
Loi de 2006 sur la Régie des transports du grand Toronto stipule que le conseil d’administration doit compter onze membres, dont deux nommés par le gouvernement provincial. Les conseils régionaux et municipaux de la région du grand Toronto et de Hamilton se chargent de poser la candidature des autres membres du conseil d’administration.
Défis liés au transport
La région du grand Toronto occupe moins de 1 % de l’aire continentale de
l’Ontario. Toutefois, près de la moitié de la population de la province, qui
compte 12,5 millions de résidents, habite cette région.
Les autoroutes de la série 400, qui traversent cette région, comptent
parmi les plus achalandées d’Amérique du Nord. Ces routes facilitent les
échanges commerciaux bilatéraux qui s’effectuent quotidiennement de part et
d’autre des frontières ontarienne et américaine, et dont la valeur s’élève à
900 millions $. En conséquence, des retards accusés en la matière menacent
notre prospérité.
D’après les estimations, plus de deux millions de véhicules
additionnels devraient circuler dans le grand Toronto et les régions
périphériques au cours des 25 prochaines années. En conséquence, le
temps perdu dans les embouteillages devrait quadrupler, tout en
augmentant les coûts de l’encombrement routier à 28 millions $ par jour.
D’après les estimations également, 3,7 millions de personnes
devraient venir augmenter la population régionale du Golden Horseshoe au
cours des 25 prochaines années.