« Le Changement de taille »: Les étapes futures
«Le Changement de taille :Transformant le transport dans la région du grand Toronto et de Hamilton » a été approuvé à l’unanimité par le conseil d’administration de Metrolinx, le vendredi 28 novembre 2008.
Engagement envers la consultation
Metrolinx est déterminée à susciter la participation des intervenants, des fournisseurs de services et du public à ses initiatives. Celles-ci comprennent notamment l'élaboration d'un plan régional de transport (PRT) et d'une stratégie d'investissement (SI). Nos communications sont :
- ouvertes
- transparentes
- fréquentes
- bilatérales
- faciles
Nous bouclerons la boucle, également. Si vous vous inscrivez sur notre site de consultations publiques, vous pourrez lire ce que d'autres nous ont dit. Dans toute la mesure du possible, nous vous informerons comment nous utilisons les commentaires que nous recevons.
Pour voir les points saillants de ces commentaires, visitez
"Commentaires issus des consultations"
Pourquoi consulter?
Metrolinx voulait se doter du meilleur PRT et de la meilleure SI possible. Nous savions que de grandes idées
naissent de l'engagement des collectivités, et c'est pourquoi nous avons consultè ces dernières de plusieurs façons.
Nous voulions que le PRT et la SI fassent vraiment une différence dans la vie des gens, qu'ils améliorent la qualité de vie, et qu'ils améliorent même l'économie et l'environnement. C'est pourquoi notre consultation
visait principalement à obtenir de l'information et des idées auprès d'utilisateurs et d'experts de transports.
Metrolinx est constituée en vertu de la législation de l'Ontario et compte, parmi ses obligations, celle d'effectuer une consultation à grande échelle. La tenue de consultations publiques assurera que
nous respectons les exigences qui nous sont imposées par la loi. Une consultation ouverte, à l'écoute des participants, assurera un haut degré d'imputabilité
de Metrolinx auprès du gouvernement et de la population de l'Ontario. Cette démarche de consultation sera une garantie de succès.
Qui ont ètè consulté?
Metrolinx a tenu de vastes consultations auprès de gens des catégories suivantes. Veuillez noter qu'il ne s'agit pas d'une liste exhaustive :
Collectivité
- Grand public
- Organismes environnementaux
- Chambres de commerce/Boards of Trade
- Organismes de services
- Organismes de soins de santé
- Syndicats
- Organismes de jeunes
- Organismes culturels et ethniques
- Organismes de tourisme
- Organismes de services sociaux - logement social, comités consultatifs de l'accessibilité, défenseurs des droits, etc.
Transports
- Tous les paliers de gouvernement
- GO Transit
- Syndicats des transports publics
- Associations clés de l'industrie, par exemple:
Association canadienne du transport urbain, Ontario Public Transportation Association, Ontario Roads Association, Ontario Motorcoach Association, Ontario Trucking Association, Ontario Marine Transportation Forum, etc.
- Exploitants de transport privés
- Association canadienne des automobilistes
- Organismes de cyclisme
- Transports Canada
Infrastructure
- Tous les paliers de gouvernement
- Industrie de l'aménagement urbain
- Investisseurs spécialisés dans l'infrastructure
- Constructeurs d'infrastructure
Enjeux municipaux
- Tous les paliers de gouvernement
- Organismes de surveillance des transports publics (TTC, autres agences/commissions/comités)
- Exploitants de transports publics
Médias
Commentaires issus des consultations
Livre vert no 1
Les mesures suggérées doivent survivre à différents niveaux de soutien financier ainsi qu'aux changements de gouvernement. L'absence d'engagements financiers envers le transport en commun et l'infrastructure du transport actif a fait que des programmes ont été laissés en plan par le passé dans ces domaines.
Le lien avec les changements climatiques et les risques énergétiques ne peut être sous-estimé. Le PRT doit tenir compte du pic pétrolier. Les contraintes énergétiques auront un énorme impact sur l'économie et les ressources disponibles, ce qui rendra difficile de maintenir le niveau actuel de mobilité. Il faut s'attaquer aussi bien aux enjeux d'efficacité énergétique qu'à l'aspect consommation pour pouvoir apporter des améliorations.
La coordination entre la planification des transports et l'aménagement du territoire est importante. Il importe d'avoir un organisme régional de planification ayant compétence sur l'aménagement du territoire. Des collectivités durables, invitant à la marche, sont importantes pour améliorer le système de transport. Aussi bien les quartiers de banlieue que ceux du centre de Toronto ont besoin de plus d'infrastructures pour que les gens puissent se déplacer plus efficacement et plus confortablement.
Globalement, les intervenants soutiennent la poursuite des initiatives et souhaitent une action efficace.
Livre vert no 2
Les centres de mobilité devraient donner priorité à l'accès aux piétons et aux cyclistes. Les mesures suggérées comprennent :
- entrées offrant un accès facile aux piétons
- stationnement et casiers pour les cyclistes
- intégration des centres de mobilité aux quartiers environnants
- stations accessibles de tous les côtés
Les centres de mobilité doivent comprendre des facilités pour les passagers. Les services les plus fréquemment suggérés comprennent les suivants :
- dépanneurs
- protection contre les intempéries
- toilettes
- liens pratiques vers le transport en commun local
- secteur résidentiel à haute densité et emploi
- cafés et restaurants
- renseignements en temps réel sur le transport et signalisation
Plusieurs suggestions d'éventuels centres de mobilité ont été faites. La gare Union a été la plus souvent mentionnée. Voici d'autres suggestions fréquentes : Yonge/Finch, Kennedy/Scarborough Centre, gare Kipling, Don Mills/Eglinton East, gare du GO Transit d'Oakville, Richmond Hill/Langstaff, Square One, York University et gare du GO Transit de Mount Pleasant.
Il a été généralement constaté que les centres de mobilité n'ont pas tous la même fonction ou le même potentiel de développement futur, et que des approches différentes seraient nécessaires pour différents types de centres de mobilité. L'idée de désigner quelques centres plus vastes comme projets de démonstration a reçu un large appui.
Plusieurs observations soulignaient qu'une coordination serait nécessaire entre les exploitants de transports publics et les différents paliers de gouvernement pour qu'un développement se réalise autour des centres de mobilité.
Livre vert no 3
Les principaux facteurs influant sur le choix du transport actif (marche et vélo) comme mode de déplacement sont la sécurité et la commodité. Plusieurs obstacles au transport actif ont été mentionnés, notamment les suivants :
- perception d'un manque de volonté politique de donner priorité au transport actif
- manque d'expertise technique du personnel des municipalités
- trottoirs et voies cyclables non déneigés durant l'hiver
Un certain nombre d'obstacles propres au transport à vélo ont également été
mentionnés, notamment les suivants:
- perception selon laquelle le vélo est une activité dangereuse
- l'infrastructure de voies cyclables est formée de circuits
dispersés, limités et mal reliés entre eux
- les automobilistes et les cyclistes doivent être davantage
sensibilisés aux règles de conduite
L'aménagement des collectivités doit être réalisé d'une façon qui
encourage le transport actif. Voici des exemples d'améliorations
suggérées:
- orienter les zones commerciales de façon à ce que les
entrées principales donnent sur la rue ou le trottoir, et que le
stationnement soit à l'arrière
- relier l'infrastructure de circuits cyclables afin de
combler les lacunes, notamment par des passages souterrains ou
supérieurs pour franchir les axes routiers à forte circulation
- compléter les réseaux de trottoirs et élargir les trottoirs
- séparer les pistes cyclables de la circulation des véhicules
- munir les écoles de stationnements sûrs et abrités pour les
vélos
- réduire la disponibilité de stationnements de véhicules aux
écoles et à d'autres endroits générateurs de déplacements
De nombreux commentaires suggéraient d'axer les améliorations, au
départ, sur des projets à haute visibilité. Les projets mentionnés
comprenaient des voies cyclables physiquement séparées sur les principaux
axes routiers et vers les principales destinations, un programme public à
grande échelle de location de vélos ou de vélopartage, et la création de
zones réservées aux piétons pour créer des places publiques élargies dans
les centres-villes.
Plusieurs commentaires soulignaient la nécessité de se concentrer
d'abord sur la mise en place d'une infrastructure appropriée et sécuritaire,
et de passer ensuite à l'étape de sensibilisation et de promotion en faveur
du transport actif. Par ailleurs, on favorisait l'élaboration de normes pour
la planification et la conception de l'infrastructure. Les commentaires
soutenaient également une hiérarchie des transports et l'inclusion du
transport actif dans les études d'impact relatives aux transports.
Livre vert no 4
La nécessité d'une
participation des employeurs aux programmes de « gestion de la demande
des déplacements » est jugée essentielle au succès de ces programmes.
Les décisions des employeurs sur l'emplacement des bureaux, la
disponibilité du stationnement et les laissez-passer pour le transport
en commun sont importantes. Ce sont des éléments qui, conjointement avec
la sensibilisation et la promotion, incitent les passagers à utiliser
d'autres modes de transport.
Les horaires flexibles et l'accès au télétravail ont aussi été
mentionnés comme facteurs importants du succès d'un programme de gestion
de la demande des déplacements.
Bon nombre de commentaires suggéraient d'imposer un coût à l'utilisation
de l'automobile, notamment dans les secteurs bien servis par le
transport en commun ou durant les heures de pointe. Toutefois, les
commentaires insistaient sur le besoin d'améliorer le transport en
commun et d'accroître sa capacité avant d'introduire tout péage routier.
L'idée de réinvestir les recettes des péages routiers dans
l'amélioration du transport actif et les programmes de transport en
commun était largement soutienne.
La nécessité d'améliorer l'infrastructure et le service était considérée
comme un facteur clé pour accroître l'attrait des modes de transport
autres que l'automobile:
- tarifs de transport plus flexibles, variables selon la
distance, la zone ou le jour de la semaine
- installations séparées pour les cyclistes, et stationnement
sûr pour les vélos
- trottoirs plus larges avec aménagement paysager et services
- renseignements en temps réel sur le transport en commun par
Internet, téléphone ou appareil mobile
- intégration améliorée des systèmes de transport en commun
- disponibilité de renseignements sur les trajets substituts
et les durées de déplacement estimatives, sur les autoroutes
L'intégration des systèmes de transport en commun de la RGTH
était considérée par certains comme une importante occasion
d'améliorer le service dans les municipalités de banlieue.
Livre vert no 5
Les commentaires
reçus allaient parfois dans des sens opposés – certains préféraient que
la capacité ferroviaire soit axée sur le transport de passagers et qu'on
laisse la capacité routière au transport des marchandises, tandis que
d'autres souhaitaient qu'on privilégie la réduction du nombre de camions
sur les routes.
Il était suggéré d'augmenter la capacité de transport des marchandises
par les moyens suivants:
- accroître l'usage du transport ferroviaire et maritime
- mettre en place des voies réservées aux camions
- réduire les déplacements en automobile pour faciliter le
mouvement des camions sur les routes
- décourager le transport de marchandises durant les heures de
pointe
Pour financer l'infrastructure, une hausse des frais et péages a
été suggérée pour les camions et le transport de marchandises. Les
outils financiers suggérés comprenaient des frais d'utilisation et
l'enregistrement des véhicules, ainsi qu'une tarification au
kilomètre de l'utilisation des autoroutes pour se rapprocher
davantage du coût du transport ferroviaire.
Les centres de distribution locaux, les boîtes scellées pour
prendre livraison des marchandises et les études sur les questions
de voisinage chemins de fer-municipalités étaient solidement appuyés
en tant que pratiques exemplaires pouvant être mises en œuvre dans
la RGTH.
Les commentaires orientaient vers la communication aux
consommateurs d'une information plus complète sur la façon dont les
marchandises ont été transportées et les distances parcourues, pour
aider ces derniers à faire des choix responsables.
Globalement, le besoin d'une recherche et de données améliorées
était considéré comme un obstacle à une plus grande efficacité et à
une meilleure compréhension des analyses coûts-avantages des modes
substituts de transport des marchandises.
Livre vert no 6
Des opinions
variées ont été exprimées relativement aux péages routiers et autres
frais d'utilisation, ce qui révèle l'importance de soupeser et de
justifier soigneusement leur mise en œuvre. Il importe de bien évaluer,
par exemple, s'il est raisonnable de tarifer les utilisateurs selon
l'usage qu'ils font des axes routiers, et s'il est raisonnable de
convertir des voies routières existantes en voies réservées aux
véhicules à occupation multiple (VOM) ou aux autobus.
Plusieurs exemples de bonnes pratiques de conception et de
planification des artères et routes principales ont été cités. La
plupart des exemples notaient le besoin de faire une meilleure place
à de multiples modes de transport – métro léger, véhicules à
occupation multiple, trottoirs élargies, voies cyclables et
aménagement paysager des rues. Les commentaires étaient largement
favorables au fait de donner priorité au transport en commun.
Un grand intérêt était manifesté envers l'usage de la technologie
pour gérer la congestion routière, par exemple:
- voies en sens inverse pour le transport en commun
- renseignements en temps réel sur les retards et l'état de la
circulation – à la radio, par GPS ou sur des panneaux
électroniques au-dessus des voies
- mesures pour assurer la priorité du transport en commun
- suivi des déplacements pour tous les véhicules
- gestion efficace des incidents pour les interventions en cas
de collision
Livre vert no 7
Pour devenir une
option plus viable, le transport en commun doit être amélioré sur le
plan de la vitesse, de la fréquence, de la fiabilité et du confort. Il
existe un intérêt latent pour un réseau de métro plus étendu, un réseau
express régional et une meilleure coordination entre les exploitants de
transports publics.
Divers obstacles influent sur l'utilisation du transport en commun
aujourd'hui:
-
prestation de services fragmentée, notamment entre les limites
municipales et régionales et entre les systèmes
-
offre insuffisante par rapport à la demande dans de
nombreux secteurs
-
lenteur de la mise en œuvre des améliorations de
l'infrastructure
-
priorité insuffisante donnée au transport en commun dans
les processus décisionnels
-
vaste disponibilité de stationnements peu coûteux ou gratuits
-
image négative du transport en commun, perçu comme un service social
pour ceux qui n'ont pas d'autre choix
Plusieurs autres territoires mettent en œuvre des programmes et des
technologies qui pourraient s'appliquer dans la RGTH. La plupart des
suggestions concernaient l'amélioration de la couverture et de
l'efficacité du système de transport en commun. Des structures
tarifaires plus équitables et des systèmes évolués de perception des
passages recevaient un large appui des intervenants. L'information en
temps réel a été désignée à plusieurs reprises comme une amélioration
importante. L'amélioration du service à la clientèle et la propreté des
stations sont d'autres moyens de rehausser l'image du transport en
commun.
Les principales lacunes à combler sont notamment les suivantes:
- un réseau express régional
- nombre accru de liaisons est-ouest – à la fois au nord et au
sud de la ligne Bloor-Danforth
- service accru dans les deux sens sur tous les circuits
ferroviaires du GO Transit
- transport en commun rapide vers l'aéroport Pearson
Le lien entre l'aménagement du territoire et le transport en
commun est important. Un zonage favorable au transport en commun
près des stations, des incitatifs à l'intention des promoteurs et le
soutien de la collectivité sont des facteurs cruciaux.